|
|
|
|
|
|
|
 |
Histoire
3) LE MOYEN AGE :
Vient une époque prospère.
On invente à Toulouse la première académie littéraire avec le concours des Jeux Floraux. Les poètes occitans retrouvent les formes de l'amour courtois et créent de toutes pièces leur égérie : Clémence Isaure.
À la fin du moyen-âge, on s'enrichit grâce au pastel, cette plante tinctoriale qui donne un bleu dont on est friand dans toute l'Europe. Les plaines du Lauragais et du Vaurais fournissent lagranat que lon achemine par bateaux jusquaux lointains ports de Londres et dAnvers. On en profite pour trafiquer les plumes d'oies du Gers, les vins d'Ariège et de Gaillac. Ce beau commerce s'effondrera au milieu du XVIe siècle, et les guerres de Religion parachèveront cette destruction. On va se battre, parfois de maison à maison.
Papistes contre huguenots vont rivaliser de cruauté. Les épidémies de peste pointent par dessus cette désolation leur noir museau de rat et déciment les populations.
4) DU XVII ème AU XX ème S
Enclavée, la région devra attendre le XVIIe siècle et la construction du Canal du Midi pour sortir des disettes et voir ses richesses agricoles mieux se répartir. Et cela malgré les guerres incessantes que des rois lointains décident depuis Paris de livrer à d'improbables ennemis.
Même si l'on continue de promouvoir l'occitan comme langue-ciment et vecteur d'humanisme, le cur n'y est plus. L'État se centralise peu à peu et la région perd sa belle autonomie. Aussi sera-t-elle enthousiaste à la Révolution.
Elle continue d'ailleurs de porter l'étendard d'une vrai foi républicaine. Le XIX° siècle verra la désertification des campagnes, lAriège notamment se dépeuplera et fournira un contingent important de fonctionnaires expatriés dans les brumes du nord.
La capitale régionale aura sa deuxième heure de gloire avec l'épopée de l'Aéropostale au début du XXe siècle. La première ligne commerciale du monde décolle de ses aérodromes. Et Mermoz, Guillaumet ou Saint-Exupéry, qui tracent des lignes au dessus des océans, en sont les modernes ambassadeurs. Avec la guerre civile espagnole, se sont des milliers de réfugiés républicains qui vont passer les Pyrénées et s'installer. S'ils ont dans leurs bagages la tristesse des immigrants, ils donnent un sang neuf à la région et aux nuits un caractère festif largement proverbial.
Partagée entre une capitale hautement technologique et un terroir qui sait désormais faire entendre la justesse et l'authenticité de ses produits, Midi-Pyrénées continue de parler de sa douceur et de sa pugnacité. Les pieds bien ancrés dans la terre et ses racines, la tête déjà dans les étoiles. Un modèle peut-être...
|
|
|
|
|
|
|
|