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Lot

Le gouffre de Padirac

On prétend que le Diable, d’un coup de pied rageur, créa le gouffre de Padirac. Véritable aberration géologique, le gouffre étonna tellement les autochtones qu’ils s’inventèrent cette légende. Et on comprend pourquoi ! Ce château sous-terrain est tellement impressionnant qu’il est aisé d’y voir une intervention satanique !
Les géologues attribuent plus sagement cette curiosité de la nature à l’affaissement d’une gigantesque grotte. Cette explication scientifique n’altère en rien le spectacle ahurissant du gouffre. À plus de 100 mètres sous Terre, les visiteurs ne sont pas au bout de leurs surprises. Balades dans une barque sur une rivière de plus de 500 mètres, ils s’exclament devant les 90 mètres de hauteur de la voûte de son grand Dôme.
Mais le clou de la balade, c’est aucun doute cette stalactite géante, la Grande Pendeloque. Elle s’étire sur 75 mètres, et semble, dans un effort désespéré, vouloir se réfugier dans l’eau.
Une fois de retour sur le sol -pas toujours ferme !-, les touristes sont invités à grimper -à pieds pour les courageux, en ascenseur pour les autres- sur une passerelle pour admirer le spectacle dans son ensemble. A cette vue, il nous vient des idées de film de science-fiction !

Renseignements : 05 65 33 64 56
 

Hautes-Pyrénées

Le cirque de Gavarnie

Lorsque la nature joue les artistes, elle crée le cirque de Gavarnie ! Il faut le voir pour le croire ! Avec ses multiples murailles, ses cascades et ses ponts de glace, le décor est à couper le souffle ! Les milliers de touristes qui s’y pressent chaque année ne s’y sont pas trompés !

Plusieurs facteurs géologiques ont conjugué leurs efforts pour dessiner ce chef-d’œuvre. À l’origine, les Pyrénées étaient formées de trois bandes parallèles. La bande centrale était constituée de roches granitiques, très anciennes et très dures. Tandis qu’autour d’elle, les deux autres bandes, aussi bien du côté français qu’espagnol, sont composées de couches de calcaires. Lorsque la chaîne des Pyrénées s’est formée, au début du tertiaire, les bandes se sont soulevées. Les torrents puis les glaciers ont ensuite accompli un véritable travail d’érosion sur le calcaire, creusant de larges falaises, parachevant ainsi le tableau de Gavarnie.

Sauvage, le site semble indomptable et hostile à l’homme. Pourtant, le cirque a assisté à l’histoire humaine. Roland, le neveu de Charlemagne affronta ici les Maures avant de tomber à Roncevaux.

Plus tard, Gavarnie devient un lieu d’échange entre Français et Espagnols, et une sorte de frontière naturelle et évidente.
L’apogée du cirque n’intervient, cependant, qu’au XIXe siècle en devenant un lieu touristique. Parmi ses visiteurs, un certain Victor Hugo. L’écrivain éprouva un engouement sans mesure pour le site. Et tenta de l’exprimer sous une plume très généreuse en adjectifs dithyrambiques.

Le succès est croissant - le cirque accueille jusqu’à 2 millions de visiteurs par an- jusque dans la fin des années 60, puis la mode Gavarnie passe. Depuis quelques années, le site se réveille. Il a entrepris des travaux de restauration et accueille chaque année les grands spectacles nocturnes du festival des Pyrénées.
 

Aveyron

L’abbaye de Sylvanès

L’abbaye de Sylvanès doit curieusement sa création à un brigand repenti ! Seigneur sans scrupules, Pons de Léras tombe un jour dans le remords et décide avec plusieurs compagnons de partir en pèlerinage. Ils finissent par s’installer à Sylvanès en 1132, construisent un monastère et adopte la règle des cisterciens. Sylvanès jouit de riches donations et le monastère devient une abbaye. Elle compose encore aujourd’hui un bâtiment cistercien typique. De l’extérieur, elle ressemble à une grande ferme, parfaitement adaptée aux besoins des moines qui vivent reclus et produisent eux-mêmes leurs productions agricoles. Lorsqu’on pénètre dans l’édifice, on retrouve tous les attributs des églises de l’époque : haute (17 mètres) et vaste nef, coupée pour former une croix symbolique par un transept, c’est-à-dire une deuxième nef transversale.
Hors de l’église, Il faut visiter les bâtiments conventuels avec sa salle des moines, unique vestige du cloître du XIIIe siècle. C’est ici que les religieux venaient étudier et reproduire les manuscrits. Ses quatre colonnes rondes soutiennent des voûtes aux arcs d’ogives.
Magnifiquement relevée de ses ruines par les habitants du village, Sylvanès, enfouie au milieu d’une vallée boisée, mérite son renom. Une jolie étape lors de la découverte de l’Aveyron.

Renseignements : 05 65 99 51 83
 

Tarn-et-Garonne

Les pigeonniers

Le Midi-Pyrénées aime décidément les bêtes à plumes ! Outre les canards et les oies qui s’engraissent, depuis des siècles, pour notre plus grand plaisir, les pigeons ont eu, eux-aussi, les faveurs du Sud-Ouest, et notamment celles de la région qui compose aujourd’hui le Tarn-et-Garonne. En visitant le département, on rencontre des pigeonniers dans la plupart des villes et villages, souvent aux abords du château. Ce n’est pas sa chair qui ravissait les seigneurs, mais ses excréments ! Et oui, la fiente du volatile était considérée, depuis le Moyen-Age, comme le meilleur des engrais. Pour accueillir l’oiseau au guano d’or, les seigneurs puis les bourgeois lui ont confectionné des abris de toutes les formes (ronds, carrés, hexagonaux !) et de tous les styles !

Lors de votre visite dans le département, pensez à y jeter un coup d’œil, ils sont partout ! Parmi les plus beaux, il faut signaler celui de Montauban, et ceux de Lauzerte et de Montech. Noter que Valence-d’Agen, à quelques kilomètres d’Auvillar, organise chaque année l’Été des pigeonniers. Outre une exposition sur les colombiers, l’ancienne bastide propose des randonnées et circuits à deux ou quatre roues pour découvrir en une journée un parcours de pigeonniers.
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