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Albi

Déjà, à des kilomètres à la ronde, le clocher de la cathédrale Sainte-Cécile se dresse tel un phare orgueilleux, comme pour vous dire qu'ici, on ne lésina ni sur le temps ni sur les moyens pour asseoir la toute puissance de la chrétienté.
Flamboyante dans les crépuscules, altière dans sa robe de brique, et pourtant si délicate dans la dentelle de pierre de son chœur, il faut du temps pour apprivoiser cette cathédrale, se confronter à sa démesure et accepter in fine de n'être qu'homme.

Vous allez sûrement éprouver le mal de Stendhal qui, à Florence, se pâmait devant les beautés architecturales. Il est vrai qu'ici, le Tarn se donne des airs d'Arno toscan. Enjambé par des ponts massifs, il vous ferait presque croire à sa nonchalance alors qu'à quelques kilomètres en amont, ses tourbillons meurtriers engloutissent les pêcheurs imprudents.

Il faudra flâner dans les jardins du palais épiscopal de la Berbie, où reposent les toiles de Toulouse-Lautrec.

Dans le cloître de Saint-Salvy, vous croiserez des lycéens qui bachotent au milieu des colonnes romanes et gothiques avant de s'isoler au bras de leur jeune conquête dans le parc paysager de Rochegude.




Vous aimerez vous perdre dans les venelles du Vieil Alby, bordées de maisons à colombage. Albi la secrète se découvrira lentement. Mais n'oubliez pas qu'ici, on inventa, bien avant l'autogestion des usines Lip, la coopérative ouvrière. Albi la sociale vous rappelera que Jaurès porta l'historique Verrerie Ouvrière sur de laïcs fonds baptismaux. Ici, on dit simplement la V.O... Et ça se visite.

Selon une vieille tradition, vous aurez à choisir entre le bar de la Poste et celui du Pontier pour vous désaltérer. Antique dialectique de bazar, on est "Poste" ou "Pontier" comme on est Gauloises ou Gitanes, Poulidor ou Anquetil...

Office du Tourisme : 05 63 49 48 80



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