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Cahors

Préfecture du Lot, Cahors est aussi la seule grande ville de ce département. Véritable vitrine, elle illustre parfaitement le passé historique de ses alentours, en affichant fièrement ses quartiers surgis tout droit du Moyen-Âge.

Ville importante dès l’époque gallo-romaine grâce à sa position sur le Lot, son véritable essor a lieu à partir du XIIe siècle. A cette époque, son évêché très puissant et son commerce florissant attirent de nombreux marchands et des banquiers lombards. Ils expriment bientôt leur opulence en plein jour en marquant la ville de leur présence. De nouvelles constructions apparaissent. Riches et belles maisons en briques et boutiques aux larges arcades de pierre concurrencent en beauté.
La cathédrale Saint-Etienne date également de cette période. Cet étrange édifice roman, situé à deux pas de l’actuel Hôtel de ville, fut l’un des premiers à se revêtir de coupoles, qui représentait à l’époque un incroyable défi architectural.

Au XIIIe siècle, Cahors la fortunée gagne encore en renommée lorsqu’un enfant du pays devient pape, sous le nom de Jean XXII. Celui-ci couvre la ville de bienfaits. Il fait venir des bâtisseurs florentins et leur commande de magnifiques édifices et une université.

Ce patrimoine architectural exceptionnel se concentre aujourd’hui principalement entre le Lot et le boulevard Gambetta.

Avec la guerre de Cent Ans, la ville se fortifie. Il reste de ces constructions militaires la Barbacane et la Tour des pendus situées au Nord de la ville. Mais aussi et surtout, le célèbre et prestigieux pont Valentré à l’Ouest de la cité, dans le prolongement de la Rue du Président Wilson. Véritable fleuron de Cahors, cet édifice impressionnant reste unique en France.


Sa construction fut tellement difficile qu’on le surnomma le “pont du Diable” ! La légende prétend que l’architecte, découragé, vendit son âme à Satan. Mais tel Faust, le malheureux, bourré de remords, tenta de reprendre sa parole. Furieux, le Diable décida alors de retirer chaque nuit la dernière pierre posée dans la journée par les ouvriers ! Un petit diable, sculpté au sommet de la tour centrale, immortalise cette légende. Oeuvre satanique ou pas, les Anglais ont préféré ne jamais tenter le Diable et ont renoncé à s’attaquer de face à ce monstre pourvu de trois tours carrées de 40 mètres de hauteur et qui enjambe le Lot de ses six arches gothiques monumentales.

De son riche passé, Cahors garde des allures de ville florentine où il fait bon flâner et découvrir au détour d’une ruelle un petit bijou d’architecture !

Office du tourisme : 05 65 53 20 65


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