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Conques
Tous les spécialistes saccordent pour offrir à Conques le titre de plus beau village de la région Midi-Pyrénées. Région qui compte pourtant énormément de petits bijoux !
Conques aurait été tout dabord le refuge dun ermite Dadon, à la fin du VIIIe siècle. Il fut bientôt rejoint par plusieurs compagnons (et oui, pas possible de rester longtemps seul dans un endroit aussi paradisiaque !). Ensemble, ils adoptèrent la règle de Saint Benoît et profitèrent de la générosité des rois carolingiens et surtout de Charlemagne. Une rue célèbre dailleurs encore Charles le Grand en portant son nom. Après cette première phase prospère, Conques sendort un peu sur elle-même au désespoir des moines de Saint-Benoît. Ils ont alors lidée - qui deviendra une idée fixe ! - de se trouver des reliques afin de faire de Conques un lieu de pèlerinage. Et quimporte les moyens, ils nont pas besoin dêtre catholiques ! Après plusieurs tentatives infructueuses, un moine de Conques réussit à voler les reliques de Sainte Foy (une jeune martyre de 12 ans brûlée et décapitée au IIIe siècle) au monastère dAgen. Le voleur passera 10 ans de sa vie dans le monastère parmi ses victimes avant de parvenir à les voler !
Quoi quil en soit, les reliques vont propulser Conques au rang détape officielle sur le chemin de Compostelle et enrichir le village ! Cest à cette époque que labbaye fit bâtir sa magnifique abbatiale. Mais au XVIe siècle, elle fut incendiée par les Protestants et resta dans cet état jusquau XIXe siècle.
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On envisagea alors de la raser purement et simplement. Heureusement, le célèbre Prosper Mérimée, alors inspecteur des Monuments historiques, fit inscrire labbaye sur la liste des monuments classés et travailla à sa restauration.
Les travaux furent un succès. Léglise a retrouvé son visage dantan. Grand bâtiment destiné à recevoir la foule des pèlerins, elle possède un véritable chef-duvre sur sa façade principale : son tympan composé de 124 personnages, dont au centre, bien sûr, le Christ en majesté.
Léglise cache également deux trésors. Le premier est installé dans le grand cloître roman. Il est constitué dune riche section dorfèvrerie religieuse. Le deuxième propose des meubles dépoque dont une belle armoire à chasuble du XVIe siècle.
À travers la ville, les ruelles montent et descendent pour le plus grand plaisir du touriste. Tout en haut, depuis la chapelle Saint-Roch du XVIe siècle, on aperçoit le pont romain et les environs.
Office du tourisme : 05 65 72 85 00
CARTES
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