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Rocamadour

Mondialement connu et plébiscité, Rocamadour émerveille avant même d’avoir franchi ses murs. En empruntant la route de l’Hospitalet, on ne peut que s’exclamer lorsque, derrière le dernier virage, surgit cette falaise incrustée de demeures médiévales couronnant les gorges de l’Alzou. Pas étonnant que ce site soit le plus visité en France après le Mont-Saint-Michel !

De tous temps, Rocamadour a attiré les foules. A l’origine, il fut le refuge d’un ermite du nom d’Amadour. Puis au XIe siècle, des bénédictins s’y installent et bénéficient de la position de Rocamadour sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Mais en 1166, grâce à la prétendue découverte du corps momifié d’Amadour, Rocamadour acquiert très vite, lui-aussi, le statut de lieu saint. Les pèlerins accourent pour se recueillir. Ils sont bientôt rejoints par une pléiade de souverains et de princes, séduits par ce village aux indéniables accents de villégiature.

Rocamadour s’enrichit d’une cité sainte et se protège en élevant des fortifications. De ce passé glorieux, le village a conservé sept églises et chapelles, restaurées au XIXe siècle par Viollet-le-Duc et son style particulier, ici aussi très décrié. La chapelle Saint-Jean-Baptiste, notamment, a perdu beaucoup de ses charmes d’antan après le passage des nouvelles exigences de la mode du XIXe siècle.

Modifiée plusieurs fois elle-aussi au siècle passé, la chapelle Notre-Dame conserve malgré tout son âme. Protectrice, elle cache en son sein la Vierge Noire du XIIe siècle que vénérèrent, au même titre que Saint Amadou, des milliers de pèlerins.


Autour de cette très belle œuvre, se dégage une aura impalpable que les siècles n’ont pas su entamer. À deux pas, une autre pièce légendaire ajoute à la fierté de la chapelle. Une épée, plantée dans la pierre, affiche avec orgueil son nom et son histoire. Il s’agirait de la célèbre Durandal, arme du courageux Roland, compagnon de Charlemagne.

Quelques vestiges des remparts résistent également aux assauts du temps, comme la porte du Figuier à l’entrée de la ville.
Au bout du chemin de croix, un château construit au XIXe siècle étouffe les vestiges du fort défensif élevé au XIIIe siècle. Mais, ouvre sur un panorama à couper le souffle sur les gorges de l’Alzou. Seule la nuée de touristes trop pressante pourrait perturber un tel moment de recueillement. Il est donc conseillé d’éviter l’été pour visiter ce merveilleux endroit, ou tout du moins, les heures de grande affluence...

Office du tourisme : 05 65 33 62 59


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