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Saint-Girons

La capitale du Couserans tire son nom d’un des évangélisateurs d’Aquitaine. Lors de la création des départements en 1790, le gascon pays consorani fut arbitrairement rattaché au languedocien pays de Foix. C’est dire si les motifs de discorde ne manquent pas entre les deux villes. On parle de part et d’autre d’une vallée lointaine avec un rien de mépris. D’ailleurs, ici, ce n’est pas l’Ariège mais le Salat qui irrigue la cité, et qui a permis d’installer les industries papetières dont la fameuse usine Job. Hormis ses excellentes croustades*, Saint-Girons permettra de rayonner vers Saint-Lizier.

D’abord habitée par des tribus celtes, elle fut romaine pendant l’occupation. Des vestiges de l’enceinte subsistent encore. Wisigothe puis franque pendant les invasions barbares, elle fut aussi un centre de rayonnement de la foi catholique. Ce n’est qu’à la Révolution qu’elle perdit son aura.



Sa cathédrale, d’abord bâtie au XIe siècle, connaît des changements jusqu’au XVe et des aménagements jusqu’au XVIIIe, elle constitue donc un extraordinaire témoignage sur l’art des bâtisseurs de cathédrale. On ne peut pas non plus manquer le cloître roman du XIIe siècle. Excusez du peu, mais prenez le temps de la découverte. Dans le musée départemental de l’Ariège, vous découvrirez les sabots effilés dont on dit que la première paire avait servi à un amoureux éconduit à planter le cœur de l’infortuné objet de ses tourments.

Pour ceux que la ruée vers l’or tenterait, on peut, à Prat-Bonrepaux, suivre durant les mois d’été des stages d’orpailleur. Muni d’une “batée” (sorte d’instrument conique), vous allez passer dans vos mains les alluvions et peut-être trouver une pépite. L’oncle Picsou a commencé comme ça...

Office du tourisme : 05 61 96 26 60

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